Carrefour remet en avant le « lâcher de chariot » dans près de 200 magasins

Carrefour met en avant un service qui se situe à mi-chemin entre les courses traditionnelles et la commande en ligne : le « lâcher de chariot ». Le principe consiste à faire ses achats soi-même dans le magasin, puis à confier le chariot à l’enseigne après le passage en caisse afin que les courses soient livrées au domicile. Carrefour indique officiellement que le service est disponible dans près de 200 magasins, dont plus de 50 hypermarchés et 150 Carrefour Market.

Faire ses courses en rayon sans transporter les sacs

Le lâcher de chariot répond à une situation différente du Drive classique. Le client tient à choisir lui-même ses fruits, ses légumes, sa viande ou ses références habituelles, mais il ne souhaite pas ou ne peut pas transporter le panier jusqu’à son domicile. Une fois les achats terminés, il se présente à la procédure prévue par le magasin, communique ses coordonnées et choisit son créneau de livraison.

Carrefour annonce une livraison sur un créneau de deux heures. Les frais ne sont pas identiques partout : ils varient selon le magasin et la zone desservie. Les conditions précises doivent donc être vérifiées localement avant de considérer le service comme une alternative au Drive ou à la livraison commandée sur Internet.

Le fonctionnement est différent du parcours décrit dans le guide de Courses-Drive.com sur le retrait des courses au Drive. Dans un Drive, l’enseigne prépare le panier et le consommateur effectue le dernier trajet. Avec le lâcher de chariot, le consommateur prépare lui-même son panier en magasin et Carrefour prend en charge le dernier trajet.

Quels produits peuvent être livrés ?

La page officielle du service indique que les produits alimentaires, les articles de beauté et certains petits produits non alimentaires sont éligibles. Les produits terreux et les articles encombrants sont exclus. Cette restriction s’explique par les contraintes de manutention et de transport qui varient fortement selon les catégories.

Le paiement s’effectue le plus souvent en caisse. Certains magasins éligibles permettent également un paiement par carte bancaire au domicile, mais cette possibilité n’est pas généralisée à tout le réseau.

Un service complémentaire plutôt qu’un remplacement du Drive

Le lâcher de chariot ne signifie pas que Carrefour abandonne le Drive. L’enseigne continue au contraire d’investir dans ses différents parcours numériques et physiques. Courses-Drive.com a récemment analysé l’utilisation de WhatsApp dans l’expérience Carrefour Drive, notamment pour la gestion des substitutions et le signalement de l’arrivée du client.

Les deux services répondent à des usages complémentaires. Le Drive convient à celui qui veut éviter complètement les rayons. Le lâcher de chariot intéresse davantage le consommateur qui aime sélectionner les produits mais veut se libérer du transport. La livraison en ligne classique, enfin, supprime à la fois le passage en magasin et le trajet retour.

Cette diversification correspond à une tendance de fond du secteur. L’article sur les nouveaux modèles économiques du Drive montre que les distributeurs recherchent des organisations hybrides capables de s’adapter à des profils de clients très différents.

Pour quels clients le lâcher de chariot peut-il être utile ?

Le service peut intéresser les personnes sans voiture, les habitants des centres urbains, les clients qui utilisent les transports en commun, les personnes âgées ou à mobilité réduite, mais aussi les familles qui souhaitent faire un gros panier sans avoir à le charger et le décharger.

Il peut également répondre à une demande très ponctuelle. Un consommateur peut préférer le Drive la plupart des semaines et choisir le lâcher de chariot lorsqu’il se rend déjà dans le magasin pour sélectionner certains produits frais. L’intérêt du dispositif réside justement dans cette flexibilité.

Près de 200 magasins, mais des conditions locales

Carrefour précise que le service est disponible dans près de 200 points de vente. Cela représente une couverture significative, mais pas l’ensemble du parc. Les tarifs, la zone de livraison et certaines modalités peuvent varier. Une actualité nationale sur le service doit donc éviter de présenter une condition locale comme une règle générale.

Le point commun reste la promesse : permettre au client de repartir sans ses sacs après avoir effectué ses courses en rayon. Dans un marché où les enseignes multiplient Drive, Drive piéton, livraison à domicile et retrait, le lâcher de chariot montre que l’innovation ne passe pas uniquement par de nouvelles applications. Elle peut aussi consister à combiner différemment des étapes déjà connues du parcours d’achat.

Pour Carrefour, le défi sera de rendre cette offre suffisamment visible et compréhensible dans les magasins concernés. Pour les consommateurs, le choix se fera surtout sur trois critères : le prix de la livraison, le délai proposé et la valeur accordée au fait de sélectionner soi-même ses produits. Dans tous les cas, ce service confirme que la frontière entre magasin physique, Drive et livraison devient de plus en plus souple.

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